Mali: les mouvements de l'Azawad pas concernées par l'accord de Bamako
Accord de paix et de réconciliation nationale au Mali - La Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA) a dit ne pas être concernée par l'accord de paix et de réconciliation nationale signé vendredi à Bamako par le gouvernement malien et des mouvements polico-militaires du nord du Mali, en présence de nombreux chefs d'Etat et de chefs de missions et d’organisations internationales. L'accord a été signé par deux mouvements sur les cinq qui constituent la CMA: la Coordination pour le peuple de l'Azawad et la Coordination des mouvements et fronts nationaux pour la résistance.
Le porte-parole officiel de la CMA, Moussa Ag Taher, a annoncé vendredi dans un communiqué à Kidal (nord) que la 'Coordination des mouvements de l'Azawad n'est, de toutes les manières, pas concernée par l'accord unilatéral d'Alger qui a été signé vendredi le 15 mai 2015 à Bamako'.
'La CMA reste fidèle à ses principes et à la direction politique des institutions de décision en son sein et annonce que l'accord ne l'engage absolument pas', ajoute le communiqué.
'Nous voulons rappeler que le travail de bonne foi que nous avons accompli le jeudi 14 mai à Alger en paraphant le pré-accord est juridiquement et totalement différent de sa signature', souligne le communiqué, précisant que parapher un document n'est pas la même chose que le signer.
La Coordination des mouvements de l'Azawad 'ne souhaite signer aucun accord sans mener auparavant des négociations prévues après le paraphe du pré-accord afin que ses revendications soient prises en considération, indique enfin le communiqué.
Pana 16/05/2015
http://www.afriquejet.com/actualites/17086-mali-les-mouvements-de-l-azaw...
Mali's main separatist Tuareg rebel group has failed to sign a peace accord agreed upon by the government and other armed groups. The boycott is dimming hopes of attaining stability in the West African country.
Algerian foreign minister and representative of the agreement's international mediators, Ramtane Lamamra, said on Friday that Mali's government, allied armed groups and two groups under the separatist coalition signed the agreement.
Three groups in the coalition, including the Tuareg-dominated National Movement for the Liberation of Azawad, however, did not.
Ahead of the peace deal signing on Friday, the Reuters news agency also reported demonstrators marching against the accord, with some also hurling stones at United Nations (UN) peacekeepers.
The separatist rebels' failure to sign the peace accord leaves questions on the likelihood of bringing security to the country after years of chaos and violence.
Uncertain stability
Doubts over the signing of the peace accord have risen in recent weeks. More than 40 people have been killed since April 27, when a pro-government armed group took over the Tuareg town of Menaka - reigniting attacks by the Tuareg rebels and coalition separatists.
Some factions of traditionally nomadic Tuaregs - who want greater autonomy for the country's northern region - have risen up against the central government in Mali several times since the country's independence from France in 1960.
The most recent uprising in 2012 enabled jihadists to seize half of Mali, prompting a French military intervention in 2013. A peace accord signed in the same year has been repeatedly violated. Another ceasefire reached in 2014.
http://allafrica.com/stories/201505160002.html
Mali : la Coordination des mouvements de l'Azawad a paraphé (sans signer) l'accord de paix d'Alger
La Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA) a paraphé jeudi à Alger l'accord de paix pour la résolution de la crise au nord du Mali. Mais il faudra attendre de nouvelles négociations avant la signature d'un texte définitif, selon les responsables de la rébellion.
"Le paraphe de ce document et la signature de l'accord définitif sont et demeurent des actes juridiquement distincts", a indiqué Bilal Ag Chérif, responsable de la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA, rébellion), dans une déclaration lue en son nom.
M. Ag Chérif, qui a paraphé le document en présence de la médiation internationale, a réaffirmé que l'accord ne serait pas signé par la CMA à Bamako vendredi. De fait, de nouvelles négociations seront ouvertes dans les prochains jours pour parvenir à une résolution de la crise au nord-Mali.
"Un engagement a été pris par la médiation, pour qu'après le paraphe il y ait des discussions sur nos demandes", portant sur des aspects politiques et sécuritaires, a indiqué Sidi Brahim Oud Sidat, membre de la CMA. "Dès que ces demandes seront satisfaites, nous signerons l'accord", a-t-il ajouté.
>> Lire aussi Mali : ce qu'il faut retenir du projet d'accord de paix issu des négociations d'Alger
Incertitudes sur la tenue de la cérémonie de Bamako
La CMA avait indiqué dans un communiqué qu’elle ne serait pas présente le 15 mai à Bamako pour la cérémonie officielle de signature de l’accord. Le document avait été paraphé à Alger le 1er mars par le camp gouvernemental mais pas par la rébellion qui, après avoir "consulté sa base", avait indiqué ne pas pouvoir l'avaliser en l'état.
Le texte prévoit la création d'Assemblées régionales mais, comme le souhaitait Bamako, ni autonomie ni fédéralisme. La CMA réclame la "reconnaissance officielle de l'Azawad comme une entité" gérée par une assemblée interrégionale, et un quota de "80% de ressortissants de l'Azawad" dans les forces de sécurité.
Une source au sein de la médiation internationale avait indiqué mercredi que l'accord, dont la signature officielle a été annoncée pour vendredi à Bamako en présence d'une dizaine de chefs d'Etat et de gouvernement, serait probablement signé par deux des cinq groupes de la CMA seulement.
http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20150514141256/
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